Ô ma Racine!
Par Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun le mardi 2 septembre 2008, 15:46 - Poésie - Lien permanent
Ce sonnet a été écrit à l'occasion de la dernière "biennale de Moorea" du 30
août 2008. Pour en savoir plus sur les artistes, leurs oeuvres et leurs
envolées au cours de cette journée mémorable, je vous invite à vous rendre sur
l'excellent blog réalisé par notre ami Gotz dédié au Mana
Art. Ce poème accompagne une encre de chine que je mettrai en ligne
prochainement.
Ô ma Racine!
Ô racine! Toi qui tiens la terre entre tes mains,
Laisse-moi enlacer ton ventre raboteux
Et sucer le savoir préservé par tes noeuds
De nos origines et de notre destin.
Ô Racine! Toi qui tiens à bout de bras la terre,
Montre-moi le chemin suivi par tous les miens
Et les lieux dont ils sont devenus les gardiens,
Que je puisse honorer les hauts-faits de mes pères.
Ô Racine! Laisse-moi remonter vers leur souche,
Là où les premiers noms ont jailli de leur bouche
Pour fixer la mémoire des dieux ancestraux.
Racine! Ô ma Racine! Relie-nous dans ton lit,
Casse les frontières et panse tous nos maux.
Que jamais ta course ne succombe à l’oubli.
Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun – Pao Pao, le 30 août 2008
Commentaires
'Ia ora na Jean-Marc
E mea fa'ahiahia a muri noa atu tä'oe pehepehe .
Mauruuru 'ia 'oe .
Parahi !
Ô Racine! Toi qui tiens à bout de bras la terre,
Montre-moi le chemin suivi par tous les miens
Et les lieux dont ils sont devenus les gardiens,
Que je puisse honorer les hauts-faits de mes... Mères.
Salut Jean-Marc, je reviens de Bretagne, Dinan, Dinard, où j'ai marché avec ma mère sur les chemins qui longent la mer
... Nos racines sont là aussi,
à bientôt
Dominique
Ecrire :
Sartre est un monstre à la touche éclectique
Je ne sais que dire en lisant Dostoïevski
Perec est génial
Baudelaire est pénétrant
Stendhal est romanesque
Racine est tragique
Où est le lien entre toute cette littérature d’esprit ?
Face à elle je ne sais que penser
Et pourtant je me sens capable de beaucoup pour elle
S’ils pouvaient tous m’entendre
Moi avec mon regard de moraliste
Moi avec ma culture de la morale
Cette première est une leçon, une fibre, un fondement
Comme toutes les essences qui donnent de la vie aux pierres
Elle est une musique, une nourriture que l’on ingurgite pour respirer tout ce qui oxygène
Ce que nous sommes est ce que nous assimilons
A force de consommer du Bob je fini par aimer cette culture
Cette façon d’aborder l’aurore
Cette langue et cette masse d’intentions lancinante, lourde, mesquine et monteuse
Que fait on lorsqu’on a plus personne à aider, à guider, pour se justifier ou se mentir ?
On se consacre du temps
On se pense enfin
Qui ne médite jamais ses actes ?
Même le plus débile vient à penser tôt ou tard tout ou moins le peu de ses gestes
Penser c’est revenir constamment sur nos pas ensevelis mais bien là
Appuyer indéfiniment la touche répète pour saisir ce qui dans nos actes revient incessamment
Pour saisir en un sens l’absurde, notre vie de choses répétées et usuelles
Une de l’instant
Une vie de conditionnement et de belles habitudes
Comme obéissent à une force inconnue qui se joue de notre naïveté
C’est notre histoire qui pèse sur nous
Bizarrement dans ce feu nous en gardons une part de connaître
Dans ce sens qu’il nous est toujours possible de changer de cap
D’offrir un non à un premier oui
Lorsqu’une voix intérieure nous le fait penser
C’est notre enfance qui parle
Intuitive intelligence
Elle reste sans doute la moins fausse lorsqu’elle porte en elle une trace de lucidité
Une preuve que malgré cette force qu’impulsent nos émotions
Subsiste une lucide intellectualité
Expérience
Le regard, pour combler un vide, écoute les propos d’un tupuna
Il ne pouvait se défaire aisément de tous ces mots
Absorbé par ce discours son attache en était presque enivrée
Séduit et enchanté il l’imaginait autrement
Derrière cette posture séduisante il voulait voir autre chose
Des bribes de son enfance lui reviennent
Inconscient s’exprimait sa fougue, cette force naissante
Lui est là il fait son show ce qu’il a de meilleurs à vendre
Qu’est ce qu’être écrivain
Est-ce obéir à des règles d’écritures pour suivre au mieux une trace des symboles
Celui-ci que mon oreille observe parce qu’entendre c’est voire
Ne sait dire autrement tout ce que cette terre a de stigmates
Il ne tergiverse pas
Il n’hésite nullement c’est un compteur un poète
Ses mots lui coule des lèvres comme son souffle est radieux
Il m’intéresse celui là malgré sa pauvresse
Parce qu’il m’interpelle il me fait rêver
Le contenu de sa diction est plus léger parce que trop dictat et sans aléas
Une suite conditionnelle de mots toutes faites bien pesés
Qui l’ordonne à suivre un chemin bien monotone
Est-ce de cela que né l’écriture
Parce qu’il y à écrire et écrire
Les premiers sont bon élèves les seconds plus restreints font de la littérature une musique
Une symphonie qui ne suit aucun dogme parce qu’écrire n’est pas dupliquer
Malgré que l’on répète inconsciemment des choses déjà dites, déjà saisis
Pour le dire autrement
La sensibilité d’un autre qui fait office de paternel pourquoi pas
Comme ici il s’étonne de ne pas avoir à penser tous ces mots
Comme si écrire s’était respirer du sens des mots des impressions
Comme ma culture est une musique qui se joue du temps et des réalités
Comme ma langue est un instrument qui exprime une corde un sens une vérité
Celle là qui environne et jaillit de tous les côtés pour s’imprégner à nous
Nous c’est ce que mon être conçoit et côtoie chaque instant qu’il ouvre les yeux
L’image n’est pas la réalité disait-elle l’artiste du lycée Paul Diel
Pour cette raison je ne suis pas ma’ohi parce que ma peau fait cliché
Encore moins pour être né ici dans une misère et une déprime certaine
Pour avoir saisie très tôt par ma vue la duperie qui s’y trame
Plus encore parce que j’avoue ne pas l’être pour peu qu’un sentiment d’éternité m’effleure
Je dois être le premier ma’ohi à éprouver une espèce de bonheur
A se délaisser de son apparente identité
Parce que universel comme le non sens est planétaire
Parlez moi de hiro’a, je vous parlerai de Confucius
Parlez moi de hiro mais de grâce ne dites pas ce que vous croyez connaître
Qui suis-je pour me faire souffrance, pour insérer mon propre dard son venin
Soyez vous-même et vous n’aurez pas à souffrir de ces migraines profondes
Tordez vous l’esprit en allant jusqu’au fond du tunnel
Il faut sans doute passer par là pour naître de nouveau
Sous de meilleures destinées
Retours aux sources, disait un Charpentier du lycée Paul Diel
Retours au soi inconditionnel et naturel tout simplement je le dis
Animé de ce regard qui en dit long sur son contenant
Les plus forts sont de cela parce que plus claire plus transparent
Mais plus exposés aussi au martyr
Un enfant n’a rien à cacher
Un démon a tout à gagner dans le vice et l’hospice
Cela est une culture parce qu’elle procède d’un apprentissage
Mais elle croit savoir ce qu’elle ignore tout d’elle-même
Tous enseignement s’inscrit dans un temps humain
La dignité est une fausse valeur ce que l’on prône dans la déchéance et la déprime
Du haut de son estime un fort agit toujours parce que poussé par un sens profond du devoir
Qu’est ce qui fait sa force lorsqu’il s’avance désarmé en plein territoire ennemi
Qu’est ce qui le rend si sûre si serein dans l’adversité comme dans la misère
Il a toujours cet air d’innocence naïveté collé à fleurs de mots
Pourquoi entreprend-il l’irrationnel geste qui sauve sans un sou pour salaire
Comment peut-on agir délibérément pour l’autre sans reflex sans calcul
Qu’est ce donc la nature de cette force qui agit sur lui
Tei riro ou celui qui devient est le titre d’un futur livre à succès
Comment peut-on devenir ce qu’une conscience estime être un remède à tous nos maux
En s’isolant du monde
En s’efforçant de tendre l’oreille au tout silence
En se consacrant tout entier au monde du sensible
Toujours partir de se que l’on possède et adieu les principes toutes faites
Je me réaproprie une connaissance indissociable du reste
Peu à peu j’explore mon univers pour jaillir vers le monde
Ecrire c’est en quelque sorte créer une distance entre l’objet de notre littérature
Et ce qui en nous, nous fait contempler
Le risque est de trop vouloir parfaire notre oeuvre
Au pire de sombrer dans une espèce de maladie qui vous confine vous restreint
Vous éloigne du bonheur
De l’équilibre entre vous et vous
Vers cette réalité pauvre et démesurée où s’agite une foule de gestionnaires
Persuadés que le monde est un rêve
Comme je suis de ceux qui ne sont ni pour la mort ni pour la vie mais pour tout
Il n’y ni blâme ni regret qui s’agite dans la terre comme dans le vide
Il n’y à que du sensible qui entoure notre misérable estime de nous même
Alors ne venez pas me dire que Dieu jugera tous les hommes
Parce que pour lui ce mot n’existe pas, il est une belle invention faite d’une même empreinte parce que juger c’est détruire puis reconstruire et voilà le vice qui se perpétue
Les imbéciles seul jugent tous les hommes pour donner un sens à toutes leurs vies, la citée
En dehors du principe d’égalité et de fraternité la nature reprend le cours des évènements
Voila la sélection naturelle qui rééquilibre les comptes
Voici une autre corde existentielle
Faut il un but à une vie une finalité un objectif
Comme une feuille détaché on part à la dérive aux grés du vent
S’il existe un but qu’est ce qui me fait agir ainsi
Si la vie est un grand jeu de hasard ou se mêlent et s’entre choc des pans entiers d’histoires
Individuelles et collectives ma vie est ce à quoi je m’accroche
Elle est aussi ce que dans la solitude je comprends
Si toutes les vies se confondent dans mon imaginaire, on ne peut que paraître mieux
Sous le regard attendri d’un public admiré, l’érudition s’avance clairement
Pour donner un sens à tout çà
Sa vie retrouvé il comprend en partie son désarroi
Ses passages à vide
La dialectique est la marche et la vie de toutes choses, me disait un religieux
Qui est pour la peine de mort des violeurs et des assassins ?
Qui n’attend pas qu’ils aient fini de consumer leurs passions ?
Pour leurs reprendre ce souffle lorsque vivre est un privilège
Rien ne peut leurs ôter l’envie de mal faire que cette seule satisfaction passionnelle
Parce que mal comprit et maintenu dans l’ombre et la peur par une sociale abrutie
L’enfer est perpétuel mon oreille saisie le sens de tous ces mots de l’invisible
Parce que nul ne peut les libérer des démons que leurs seules volontés
Celles qui jaillissent d’un instant de claire saisie
Lorsque le hasard crée les meilleures situations comme un trou noir
Qui l’isole d’une mort certaine
Pour toutes mes misérables attitudes je fais le choix de disparaître
Je ne mérite ni le soleil qui me réchauffe ni la terre qui me nourrit
Ni aucunes de ces vérités
Pour toute mon ignorance de moi même je n’ai rien à donner
Ni de mon temps comme aucun de mes mots
Pour cette raison que j’admire ces idéalistes humanistes qui aident aveuglément
Ils n’ont pas de cette fine mesure rationnelle qui gestionne qui convoite
Eux qui pour tuer ce temps qui les sépare de Dieu agissent en faveur des paresseux
Il ne s’agit pas d’occuper une place sociale parmi un vaste cortège humanitaire
Pour maintenir toutes vies sociales il faut légaliser une certaine violence
Au-dedans comme au-dehors de la l’arène s’exprime notre agressivité
Sous toutes les apparences il faut qu’elle explose
Celle-ci mise en pratique suppose une remise en question des fondements de la cité
Au socle la famille plus en amont l’école et la fracture sociale
Même si comprendre comme apprendre reste encore un sujet ambiguë
Surtout lorsque vous ignorez tout de la force d’un mot
Parce qu’il est avant toutes choses un son un sens une émotion une vérité transposé
De tout ce panel de sensibilités je ne peux qu’en ressortir plus enrichi
Voilà ce qui symbolise au mieux une vie lorsque rien d’elle ne reste crispé
Il n’y à qu’une suite inconditionnelle d’états de connaissances
Qui sommes toutes se ressemblent un peu lorsque la vision reste confiné
Dans des espèces d’intentions individualisées voir mystifiées
Mais n’est ce pas normal que des symboles subsistent dans le temps et à travers les essences
Comme s’ils venaient de plus haut
Ce que dieu a de moins moche à donner
Et sans doute qu’il leurs faut correspondre avec un de ces esprits le moins atteint
Et le plus libre
Tous ces états de sommets
Lorsque loin de sa terre il s’ennuie de ne rien pouvoir
Il ne se rattache qu’à une seule valeur qui emplit toutes ses trames
Dieu le tout qui est
Toutes ces vérités transcrit
De la terre aux plantes de l’enfant que nous sommes aux horizons incertains
Et dieu sait combien de vies il faut pour que jaillisse de nous une once de dignité
La vertu n’a rien d’une correspondance avec la morale
Parce que je n’agit pas sous le poids d’une idéologie ni d’un quelconque principe
D’instinct sans détermination d’aucune sorte j’agit en vertu de ce qui en mon âme
Me fait libre
Cette limite établie
Ce grain d’humanité retrouvé il me faut la cultiver au mieux dans le vice et l’hospice
Le peuple nourrit l’église toute enrichie de prophètes et de prédicateurs
Qu’elle est bien étrange cette manière de servir son Dieu entre quatre mures et un idole
Qu’elle est bien étrange cette impression de vide à regarder tête béante les grandes cathédrales
Ces édifices qui s’élancent au grès des avantages comparatifs
La religion comme la foi sont un luxe qui demain sera chose endémique à un peuple
Au final je crois qu’il n’y à qu’une seule vie à sauver
La notre qui ignore tout de la mort
Dans une vie sociale comment faire croître tous nos états de sommet
En vivant une double vie
Une de subsistance et une autre pour ne pas mourir
Puis-je un jours partir pour de bon accomplir mon rêve
Celui dont j’ignore l’essence et contemple le reflet
Comme des bulles d’air qui remontent en surface éclaboussent ma vue
Au-dedans desquelles attend une promesse
Le but de cette vie c’est de pouvoir atteindre ici
Ce que je peux aisément comprendre sur l’autre rive
Il est claire que cette écriture possède un genre un style et l’on est pas écrivain si l’on refuse
De faire le pas sur un certain nombres d’habitudes désuets et incapable de nous rendrent
Excentrique voire totalement empli d’un regard nouveau marginalisé du fait de cette prise
De conscience qu’il nous appartient de rendre unique et singulière, notre sensibilité Développer notre faculté à ne rien vouloir ressembler pour mettre en forme
Des aptitudes inattendues
Sur lesquelles d’ailleurs nous ne pouvons clamer notre authenticité
Lorsque les canaux abondent
Celles qui nous font revenir sans cesse en arrière pour peaufiner notre œuvre notre histoire
Comme je ne cesse de revenir sur mes pas pour rendre crédible tout ce que je dis
Comme lorsque je passe ébahi devant tous ces dires qui se tiennent a porté de main
Dans la grande citée humaine où très peu encore s’y abonne
Je fais le parie fou de tous les entendre
L’on devrai voter une loi qui oblige tous citoyens à posséder ne serait ce
Qu’un minimum de culture Pascalienne
Oui je sais qu’il nous faille du temps et beaucoup de cette patience des sages
C’est ainsi que se comporte toujours les têtes avant-gardistes
Ce que je dis comme ce que j’écris me révèle
Encore faut il saisir ce qui se dit pour y prolonger un regard inhabituel
Comme s’il fallait nous déconnecter s’oublier
N’est-ce pas un réflexe des plus essentiel pour une vie
Lucide comme vidé de tout ce pourquoi j’aime, je déteste, je comprend
A la limite d’une conduite antinature je ne pense pas l’objet que j’écoute
Je dois pouvoir aller à la l’origine de ce qui le conditionne
Ma littérature trop naïve me fait croire en un monde supra réel
Qui met à terre toutes les plus belles romances
Mais je sais aussi que tant que subsiste une âme déchue persiste la déchéance
L’absurdité humaine
Dans l’ignorance et le plaisir innocent la naïveté se perpétue
Dans la difficulté et la souffrance peu à peu s’aiguise notre vue
La vérité agace ceux qui ignorent tout de la compassion
Etre raisonnable ne suffit pas
Tout ce que j’écris est ma vérité elle peu justifier en partie une autre vie
Ma vie est un grand miroir au travers duquel je me vois
Ces détails qui me font vibrer jusque vers mes racines atemporelles
Mes actions comprises la conscience se déverse par tranches successives
Lorsqu’elle est continue au mieux nous pouvons agir
Non pas en connaissance de causes mais en homme libre parce qu’absorbé
Parce que nous savons tout de ce qui nous conditionne
Le désert m’appel parce que tout seule je me comprends
La matière le temps et l’espace
La vision est une culture qui m’empêche de me voire
Il ne suffit pas de paraître pour être entendu
En générale il faut beaucoup de temps et d’esprits avant que ne paraisse claire
Tout ce que l’on vit
On apprend seule comme un citadin perdu en pleine jungle
Il doit tout apprendre de lui-même c’est ma société qui me fait écrire tout ceci
En elle je ne cesse de penser mes actes mes reflets la norme et l’autre
Elle me sculpte je me révolte parce que je pense
Le plus claire de mon temps s’emploie à me dessaisir de moi-même lorsque je sais ne pas être
Parce que réduit à de la simple conduite écolière
Ma société m’ennui lorsqu’elle ne fait que reproduire inconsciemment des gestes
Lorsque hypocrite elle sublime un symbole
Pour qu’aussitôt après elle la contredise dans la routine et la chasteté
Mes mots sont les briques qui m’isolent du monde
En elles la solitude est trompeuse parce qu’elles formes un rempart
Qui me préserve de la bêtise humaine
Je n’écrie pas par ennui ni pour tuer un vide
Je place mes mots pour rester libre
Dès lors la vie apparaît comme un combat contre soi-même
Tout d’une vie pour tenter en veine de mettre de l’ordre dans un dépotoir ambulant
De s’y retrouver parmi ce dédale d’infos d’impressions et de non sens
Seigneur instruit moi
Toi qui ma tout fait voire de mes origines donne moi la raison à tout ceci
Je suis enterré vivant sous une tonne de non sens
Je veux être le vent qui jamais ne meurt pour si peu pour beaucoup
Permet moi d’entendre cette réponse qui se tient à la porte de ma demeure
Oh toi l’amour qui est la vie de toute essence
Que ne me faut-il pas contraindre pour t’entendre
Combien de vies encore me faut-il investir
Combien de pages encore sur lesquelles me défouler me soulager
Parce que je sais être atteint d’une maladie qui pourrie mes mots mon regard
Lorsque je suis plus un rebelle imbécile qu’une intelligence objective
On ne critique pas des gestes impersonnels sans raisons
On les considère comme étant les notre ce qui est la marque du regards décentré
L’autre reste encore moi
Par tous les moyens je veux être aimé
Je suis en manque d’affection
Est-ce naturel d’être aimé
Qu’est-ce qu’aimer je veux saisir ce sentiment
Aimer est un état d’esprit comme écrire en est un autre
Ils peuvent se rejoindre et se confondre si le désire est en question
Pourrai-je dire que l’amour est une force qui nous conditionne à suivre un mouvement
Une expression surtout lorsqu’elle est en nous une trace génétique
Surtout lorsque je sais être la résultante ou la mémoire d’une infinité d’hommes d’une société
Mon geste littéraire suie une structure conditionnelle préétablie
Quelque chose qui ressemble à une tige autours duquel s’entre lasse et se tisse ma vie
En largeur je sais appartenir à une certaine limite
En hauteur je sais avoir à atteindre un but, un état d’esprit
Lequel je l’ignore mais je le présents comme l’on perçoit toutes présences inhabituelles
Ecrire c’est mettre en terre une forme un mouvement
Comme la musique est un mouvement lorsqu’elle est prise dans son ensemble
Comme une masse d’eau qui s’avance et qui vous prend par le corps
Comme si tout ce qui existe autours de soi étaient saisi d’une même force
Parce qu’elle est réelle palpable sensible
Qui sont ceux qui tiennent encore la route en m’entendant écrire tout ceci
Il faut un certain type de lecteurs
Une sorte d’humaniste des temps modernes
Dont les mots étonnent
A l’apparence éclairée
Le visage ouvert et le regard posé une force existe
Elle est là elle né de l’écoute des profondeurs
Qui cesse de rechercher Dieu dans le bois et la pierre
Qui déserte les églises pour envahir le monde de son regard d’enfant
Ho sublime réalité pardonne moi mon geste lorsque je ne t’écoute plus
Cesse donc cette systématique censure peser sur ma destiné d’existent
Qu’il est harmonieux mon devenir lorsque prend le temps qui saisit l’instant minime
Dès lors seul un artiste comprend un artiste
Que je suis heureux de donner cette impression de ne pas connaître
Ne serait-ce que pour tisser un peu de cette amitié temporelle
Le véritable ami est un frère qui pardonne tout nos caprices d’enfant
Il est là à mon égale il me sait appartenir a des préliminaires sommes toutes nécessaire à ma maturation d’homme enfant
Tous les jours de ma courte vie je vies mes contradictions et c’est une règle que de se savoir être à cheval entre l’ombre et la lumière, entre le bonheur et l’ignorance
Quelle triste réalité
Dans mon corps et par mon âme je veux construire une demeure solide et insensible aux caprices de la nature humaine, seul dans le désert je veux pouvoir ne plus avoir à douter de mes acquis d’idéaliste qui filtrent l’air que je conçois comme une présence universelle