Ce sonnet a été écrit à l'occasion de la dernière "biennale de Moorea" du 30 août 2008. Pour en savoir plus sur les artistes, leurs oeuvres et leurs envolées au cours de cette journée mémorable, je vous invite à vous rendre sur l'excellent blog réalisé par notre ami Gotz dédié au Mana Art. Ce poème accompagne une encre de chine que je mettrai en ligne prochainement.

Ô ma Racine!


Ô racine! Toi qui tiens la terre entre tes mains,
Laisse-moi enlacer ton ventre raboteux
Et sucer le savoir préservé par tes noeuds
De nos origines et de notre destin.

Ô Racine! Toi qui tiens à bout de bras la terre,
Montre-moi le chemin suivi par tous les miens
Et les lieux dont ils sont devenus les gardiens,
Que je puisse honorer les hauts-faits de mes pères.

Ô Racine! Laisse-moi remonter vers leur souche,
Là où les premiers noms ont jailli de leur bouche
Pour fixer la mémoire des dieux ancestraux.

Racine! Ô ma Racine! Relie-nous dans ton lit,
Casse les frontières et panse tous nos maux.
Que jamais ta course ne succombe à l’oubli.


Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun – Pao Pao, le 30 août 2008