Mon pays est né de Dieu, pourtant miné de remontrances,

Y voient le jour tous ces envieux, jusqu’auboutismes d’indépendance,

Ils s’enracinent dans la rancune, soleil de nuit ciel saupoudré,

Ils en oublient ces belles lagunes, nos beaux enfants cœurs animés,


(Tu seras toujours un peu trop blanche.)

Mon pays est né de Dieu, les mots des hommes n’y valent rien,

Sans jamais se satisfaire de mieux, ainsi aboie URI le chien,

J’aurais aimé te protéger, contre le chant de ces sirènes,

Aux souffles des vents de liberté, leurs âmes fécondes cherchent l'aubaine.


Mon pays est né de Dieu, et dans sa terre je reposerai,

Touchiez-vous le monde des yeux, notre passé rompu s’y embrasait,

Moiteur des barreaux, bambous lisses, aigreurs des fous,

Ils validèrent le faux, ils ratissèrent les poux,

Dans l’épaisse crinière d’un ange.


(Elle ne sera jamais assez franche.)

Mon pays est né de Dieu, tous les autres pays aussi,

Dans mes entrailles vibrent les fibres, qui m’ont sacrée enfant d’ici,

Terre comme les autres, verte montagneuse piquée de défis,

Les imposteurs tels des apôtres, tous couronnés d’un sombre Viri.


Réjouissons-nous d’avoir été blessés, nous en serons plus forts.

Mon pays est né de Dieu, mais tous les autres pays le sont aussi,

On y danse, on y chante, on y vit,

Et nulle part sans toi, cette terre ne sera un paradis.