Du bon usage des prénoms ma’ohi
Par Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun le mardi 21 août 2007, 13:32 - Café littéraire de l'écriturien - Lien permanent
Les Nouvelles de Tahiti, édition du mercredi 22 août
2007
Les jours suivant la rentrée scolaire, comme chaque année, nos enfants nous
livrent leurs impressions sur leur premier contact avec leur nouvel instituteur
ou leurs nouveaux professeurs. Certaines nous amusent et nous rassurent, mais
d’autres beaucoup moins, et notamment quand ils nous rapportent les réactions
de certains enseignants qui ne sont pas à court d’astuces pour éviter d’appeler
leurs élèves par leur prénom m’aohi : « Tu n’as pas un petit nom? »;
« Je peux raccourcir ton prénom? »; Ou encore et le plus incroyable :
« Vous n’avez pas un prénom occidental? » Je conçois que certains
prénoms ma’ohi soient difficiles à prononcer pour des gens plus familiarisés
avec les accents du calendrier grégorien et de tous ses saints. Je sais aussi
que bon nombre de jeunes ont pris de tout temps cette « Man
attitude » de réduire à une ou deux syllabes les prénoms de leurs
camarades. Et je sais encore pertinemment qu’il existe des parents qui ont
raccourci les prénoms de leurs enfants jusqu’à les déformer et les vider de
toute signification. Mais de vouloir remplacer un nom tahitien par un nom
popa’a, sous prétexte qu’il est compliqué à épeler et à retenir, c’est le
comble de la glottophagie, c’est-à-dire de l’acte pour une langue d’en manger
une autre.
Depuis le mouvement de revendication culturelle des années soixante-dix,
nombreux sont les Polynésiens qui ont décidés, dans un même élan d’affirmation
de leur identité, de se réapproprier les noms issus de leur patrimoine
généalogique ou de donner un prénom ma’ohi à leur enfant. Ce mouvement toujours
vivace a été si fort qu’il a même fini par atteindre des couples métropolitains
dont les enfants sont nés sur le sol polynésien. Certains adoptent des noms
tahitiens ou marquisiens par goût pour leur signification ou leur sonorité.
D’autres encore consultent leur entourage pour trouver le prénom le plus
approprié à donner à leur enfant. Mais pour les plus avertis d’entre nous qui
s’inspirent des principes de la tradition polynésienne, le nom est à la
fois le principe-clé de la fonction vitale de l’être humain et la raison d’être
présent dans le monde. Le nom a non seulement une fonction de sauvegarde de la
vie de l’être mais celle-ci n’a de sens que par le nom que l’enfant va porter à
sa naissance. (Lire mon article “Au nom de
l’enfant...", Nouvelle revue d’ethnopsychiatrie, n° 30, mai 1996,
mis en ligne sur http://blog.lecriturien.org).
Les épidémies, les raz de marées, l’évangélisation, la colonisation et
l’introduction du code civil ont laminé des pans entiers de notre culture
ancestrale et de nos savoirs immémoriaux, mais n’ont pas pu faire disparaître
notre langue et surtout notre faculté à emprunter les multiples voies offertes
par la tradition pour reconstituer notre patrimoine et affirmer notre identité
en perpétuant les noms de nos ancêtres. Aussi, il serait particulièrement
indécent et rétrograde que des professeurs, censés enseigner à nos enfants le
bon usage de la langue, qu’elle soit française ou polynésienne, et la lecture
avisée de l’histoire des pays et des nations, se laissent aller à participer à
cette entreprise appartenant à un âge révolu de dénégation de nos noms et de
leur sens. Seuls ceux qui ont fait tomber les noms sur leur progéniture ont le
pouvoir de les changer en connaissance de cause. Pour les autres, toute
tentative de les modifier, de les raccourcir ou de les remplacer revient à
briser l’intégrité culturelle, sociale et spirituelle de l’enfant. Aussi, que
vous souhaitiez préserver notre culture ou apprendre à la connaître, soyez des
exemples d’effort et d’application auprès de notre jeunesse pour faire entendre
ces noms ma’ohi qui sont la musique de notre pays, l’âme de notre culture,
l’histoire de nos ancêtres et la force de notre peuple. Personne ne vous
reprochera de parfois les écorcher en les prononçant, mais au contraire si le
cœur y est, on vous félicitera de l’effort que vous aurez mis à les épeler, et
vous serez gratifiés en retour pour le respect que vous aurez de la sorte
manifesté à l’égard de nos familles.
Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun
Commentaires
c'est bien la raison pourlaquelle j'insiste à conserver mon prénom composé.
Le prénom de ma mère est une quasi phrase. Pour l'assimiler, j'ai du le recopier plusieurs fois. Elle-même m'a donné une traduction de son prénom qui s'avérait ne pas être la bonne.
Nous portons des prénoms parfois des années sans connaître leur signification et sans savoir pourquoi les aieux ont décidé de nous les transmettre;
le prénom qu'on nous donne à la naissance est comme une marque sur la peau. Il arrive là comme un mystère et il nous reste toute une vie pour comprendre sa teneur. Pour les plus chanceux, le prénom guide le destin. Pour les autres, c'est le destin qui guide au prénom. Pour toi et ta tribu, c'est le premier cas. Pour moi et ma tribu, c'est le deuxième.
Jean-Marc s'appelle Jean-Marc. ET puis, il s'appelle aussi Tera'ituatini. Il réclame le droit pour lui et ses enfants d'être respectés dans leur prénom polynésien. Ne pas être réduits à une "contraction", ne pas être abrégés en un "surnom".
Mais que dire du phénomène inverse ? De tous ces popaa, farani ou pas, qui veulent absolument maohiser leurs rejetons ? En général, c'est hilarant, parce que le choix est guidé par des considérations non pas symboliques ou sémantiques mais ... phonétiques !
"Teariihuimana" sera éliminé pour cause de prononciation impossible du côté de Nogent. On lui préfèrera les consensuels et "passe-partout" Téva, maéva, moana... Même Hiro le magnifique sera exclu pour cause de H inexprimable par un parigot...
Et que dire de ces chimères hypocrites, de ces accouplements forçés des deux langues ... les prénoms composés ! ...
Jeanne-Tiare, Jean-Moana, Stéphanie-Ariirau, Marcel-Maui .... Quelle idée farfelue, ultime sursaut d'un colonialisme qui veut s'exprimer jusque dans les prénoms ?
On remarquera qu'ils sont toujours construits dans le "sens" du colon : français d'abord, tahitien à la traîne ...
Moana-Eugène, Teva-jacques ... On y songe même pas !
Nos prénoms polynésiens sont beaux et chargés de sens. La plupart sont des contractions de phrases interminables mais tellement belles. Comment imaginer leur accoler un préfixe farani, comme pour mieux les emprisonner ? Autant mettre un boulet au pied d'un ita'eta'e ...
Et si l'on est de ceux qui pensent que le prénom d'un individu façonne sa personalité, voir son devenir, comment ne pas frémir de la dislocation contenue dans ces additions néfastes où pour une fois, le tout est inférieur à la somme des éléments ? ...
Pourquoi voir une simple accolade dans une identité entière. Pourquoi devoir choisir un prénom plutôt qu'un autre quand on n'a pas choisi d'en avoir deux à son baptême? Pourquoi automatiquement catégoriser cette généralisation des deux prénoms dans une certaine caste quand les choses sont plus complexes?
sans doute par amertume, conflit intérieur ou simple volonté de contredire.
Il s'agit de savoir s'assumer soi-même en dépit de l'intolérance d'autrui.
Dans les pays latins comme l'Espagne, les prénoms composés marient les identités et sont chose commune.
Le prénom de l'enfant de Jean-Marc peut sembler long pour l'instituteur: sa réaction a été mauvaise. Il aurait du- au moins- essayer d'assimiler le prénom de l'enfant avant de lui demander un diminutif.
Un prénom comme celui de ma mère fait 13 syllabes. Vivant dans une ère où la communication n'a pas le temps de prendre son temps, comment juger l'automatisme du diminutif?
Egalement prenons le prénom "Sarahina" une composition du prénom juif Sarah/ ET Hina, un prénom recomposé pour affirmer son identité propre: un choix personnel pour outrepasser le prénom de baptême. Pourquoi en vouloir à l'être d'avoir choisi son prénom?
Teiki s'appelle également Bernard: Il a choisi Teiki.
Jean-Marc Pambrun est Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun.
C'est ainsi que nous sommes, aujourd'hui, nombreux produits humains contemporains de ce pays insulaire.
Toute personne a le droit de s'assumer comme elle l'entend et ceux qui disent le contraire appartiennent au siècle précédent.
Ce qu'on appelle "les jugements de valeur" (préjugés) n'ont pas leur place dans la réflexion et la connaissance du Nous, à travers nos noms.
Personnellement, je trouve que le prénom et même le nom, n’a pas d’importance ils correspondent en fait à mettre un numéro sur quelqu’un. Au lieu de dire, 1,5 on dira, teiki Barthelemy, la signification est la même, c’est simplement plus harmonieux qu’une formule mathématique mais l’un comme l’autre ont pour finalité une reconnaissance « numérique ».
J’ai connu quelqu’un un jour à l’occasion de pérégrinations en Afrique noire qui s’appelait, SNP (Sans nom patronymique) il ne se sentait pas pour autant étranger à son pays, sa culture.
Les prénoms aujourd’hui sont devenus de phénomènes de mode, liés souvent à des personnages de feuilletons de télévision. Où est le côté culturel dans tout ça ?
Sur ce coup-là Jean-Marc, Stéphanie-Ariirau et Germaine-Maeva, je ne vous suivrais pas. À mon sens, la « reconnaissance culturelle » elle s’exprime par quelque chose de beaucoup plus profond.
Teiki
Etudiante de première année à l'ISEPP (dans le but de décrocher une license en sciences humaines,sociales et gestion ,mention sciences de l'information et de la communication(nom très pompeux je le concède!)),je fais un petit travail d'investigation sur le sujet de l'identité culturelle de la jeunesse polynésienne ancestrale d'abord,traditionnelle ensuite c'est-à-dire post-contact,et contemporaine ou dite moderne, ce qui m'a amené par le plus grand des hasard sur ce site.Je comprend tout à fait le point de vue de Teiki,certes dans la société polynésienne d'aujourd'hui le prénom n'a peut-être plus tout à fait la même importance en rapport avec notre identité culturelle,du fait que,il faut l'avouer notre société suit un phénomène écrasant de mode "à l'occidentale",je rejoins ici ce que Germaine-maeva dit à propos des prénoms associés,et il est évident que notre prénom n'est pas à lui seul la preuve d'une quelconque reconnaissance culturelle,cependant ne pensez-vous pas que le prénom à sa place dans notre recherche identitaire propre à chacun?Et plus particulièrement dans les pays qui furent jadis colonisés!Nous vivons aujourd'hui sur une terre de métissage où la jeunesse d'aujourd'hui accorde si peu d'intérêt(il faut le dire!)à nos racines ancestrales(la preuve:demandez à un jeune polynésien métis la signification réelle de son prénom il ne saura que vous donnez une traduction plus ou moins maladroite!ce qui nous ramène également au problème de notre langue qui se perd!)je pense donc qu'il faut voir notre prénom comme une parcelle de notre identité et un moyen de se retrouver dans nos origines déjà si complexes et variées!j'accorde à Teiki le fait que notre reconnaissance culturelle vient avant tout d'un sentiment soit d'appartenance à une certaine culture,à un pays,mais nous ne verrons assurément pas un homme d'Afrique centrale porter un prénom du genre "Tamatoa"! Ravaina
PS:et je l'avoue je ne connais point la signification de mon prénom ni même si il en a une,ou si je fais partie de cette catégorie d'enfants qui ont reçu un nom que l'on trouvait doux à entendre(ma mère voulait m'appeler "Havai'i"qui veut dire grande eau jaillissante,et fut à une époque le nom de l'île connue aujourd'hui sous le patronyme de "Raiatea",où je suis née d'ailleurs!mais mon père s'y était opposé du fait qu'il est originaire de "Rairoa")de plus je comprends mais je ne parle pas le tahitien ni le pa'umotu,voilà ma grande honte en tant que polynésienne...
Ia ora na,
Au départ il y a l'identité première celle qui nous est donnée à la naissance par nos parents. Pour ma part j'ai quatre prénoms celui choisi en commun par les parents, deux en référence à des frères ou soeurs proches de mon père et de ma mère et le dernier signifiant mes racines polynésienne. Puis il y a l'identité seconde qui se construit de la petite enfance à l'adolescence période durant laquelle on a droit soit aux premier ou second prénoms, soit à des surnoms, soit à des sobriquets de toutes sortes. Au fil des années en fonction du vécu philosophique, social et culturel, l'intéressé se forge sa propre identité et s'approprie un nom qui sera en quelque sorte son identité. Si son lien avec sa terre ma'ohi est très fort il l'affirmera à travers son prénom ma'ohi certes mais il pourra l'affirmer tout autant avec son prénom occidental. Parce que cette personne sait d'où elle vient. Et plus tard elle défendra avec ardeur le respect que l'on doit aux prénoms de ses enfants. Surtout si les prénoms ont un lien avec les ancêtres ma'ohi. Dans cette histoire Jean-Marc parlait surtout du regard de l'Autre en l'occurence de certains européens qui n'ont pas de respect pour la culture de l'Autre. A travers l'histoire du prénom ma'ohi c'est l'histoire du peuple ma'ohi depuis les temps les plus reculés, l'histoire des droits de peuple ma'ohi en tant que peuple autochtone qui se pose. Ravaina et les autres disent des choses justes. Teiki dit que le prénom ou le nom n'a pas d'importance etc.. Je n'ai pas trop compris ce qu'il voulait dire quand on sait que les noms ma'ohi sont rattachés à la terre et au marae des Tupuna. La terre et le marae, c'est ce qui fait la différence entre ceux qui prennent des prénoms polynésiens pour des raisons exotiques ou de mode et ceux dont les prénoms se rattachent à ses entités ancestrales et sacrées. La connaissance, la conservation et le récit des généalogies polynésiennes qui remontent jusqu'aux dieux ma'ohi sont les preuves que le respect du nom est important pour un certain nombre de polynésiens. La reconnaissance culturelle c'est à mon sens comme cela qu'il faudrait la comprendre. Et à travers ces principes faire respecter notre identité ma'ohi. Des principes du respect de l'identité qui sont partagés et revendiqués avec force par beaucoup d'individus, de familles et de peuples à travers le monde.
J'aime beaucoup ta définition de l'identité ,"Cook islands",la manière dont un individu se forme,se forge pour devenir un être à part entière...cela m'a un peu plus éclairé sur le sujet de mes recherches,à savoir,l'identité culturelle de la jeunesse polynésienne d'aujourd'hui;d'ailleurs j'invite toute personne à me soumettre sa vision,son opinion à ce sujet en m'envoyant un mail à l'adresse suivante:ravaina-wongsang@isepp.pf
ce qui m'éviterait certainement l'ennui de déambuler dans les rues de papeete en interrogeant de jeunes gens qui feront assurément preuve d'une grande éloquence en matière de "euh...euh.. ché pa heui!",car il est tout de même incroyable de constater l'intérêt quasi-inexistant que notre jeunesse polynésienne porte pour tout autre sujet qui ne concernerait ni "shakira" ou bien encore le tout dernier" transformers"(d'accord j'exagère un peu..).Donc avis aux amateurs de questions supra-complexes telle que l'identité:veuillez venir en aide à une jeune étudiante en mal de savoir...(lol!) Ravaina
il faudrait dire à Myron Mataoa d'arrêter de dire "Oscar Manutahi Temaru" si ça dérange tant que ça "maeva Germaine".
Vous êtes étranges: vous refoulez complètement la réalité de cette cohabitation des prénoms latins et polynésiens; vous jugez au lieu d'analyser le pourquoi de ce phénomène qui touche toutes les castes sociales.
Fort intéressant,
c'est la première fois que je lis un débat sur la question des prénoms maoris.
J'ai pour ma part chois de m'appeler Teaki Hua Mema, mon prénom de baptême maori m'ayant été donné un an après ma naissance (je suis née à Dakar) par mes grands parents marquisiens.
Cécile, je me suis toujours trpouvée éntagère. Enfant je me retournais, persuadée que l'on parlait à quelqu'un d'autre...
Oui, le prénom est la marque de l'identité, c'est certain. La nier, la raboter, la remplacer, c'est non seulement idiot mais ciminel...les langues meurent aussi...
Merci pour ce débat insppirant
Kautu nui
Teaki
www.teaki.net
bonjour,je recherche si cela existe la traduction du prénom jules et louise en maori.merci de me répondre.
Bonjour Maldives51,
La réponse est non. Il n'y a pas d'équivalent ma'ohi ou maori au prénoms français ou étrangers, sauf à les (quelle horreur!) "ma'ohiser". Exemple : elisabeth deviendrai eritapeta, georges tihoti, louis ruta ou encore jérémie ieremia....
Bine à toi
Tera'ituatini
Bonjour Maldives51,
La réponse est non. Il n'y a pas d'équivalent ma'ohi ou maori au prénoms français ou étrangers, sauf à les (quelle horreur!) "ma'ohiser". Exemple : elisabeth deviendrai eritapeta, georges tihoti, louis ruta ou encore jérémie ieremia....
Bien à toi
Tera'ituatini
franchement j'ai bcp aim� ce blog :)
franchement j'ai bcp aim� ce blog :)
merci pour l'artclle, si seulemment vous etiez un peu pluss precis dans votre analyse!!!
bonne continuation :)
Le prénom n'a d'importance que le temps que nous y consacrons, le reste est dévolue aux choses diverses qui emplissent notre existence. La question qui nous sature au plus haut point est de considérer à leurs justes valeurs les aspects existentiels qui ne sont pas soumis au caprices du temps. Les questions d'ordres culturelles sont loin d'être atemporelles, Au fil du temps j'apparais sous une forme limité par les aléas ou la mouvance d'une progression plus ou moins définie de la cité.Au delà de tous les aspects qui nous ordonnent ou nous considèrent, il n'existe pas de renvoie, de reflets, de correspondances qui ne nous permettent de nous construire ou de nous projeter dans d'immenses possibilités hasardeuses.C'est dire par là qu'au delà d'un certain seuil de compréhension il y le vide, le néant, l'absence. Cette terre vierge nous la cultivons sans relâche. Et advient par imagination ou hasard intuitive une de ces pensées qui fait dire qu'existe peut être un ailleurs limitrophe, là, au plus près, à la croisée des rencontres, au contour d'un sentiment, là, une vérité d'une toute autre portée, une petite porte difficile d'accès, que peu y entrèrent, des sortes de niveaux de consciences, des sortes de perceptions graduelles, exponentielle.Sans doute qu'il s'agit là d'une des plus belles constructions de mon esprit comme il est coutume d'entendre à chaque croisée d'immondes dogmes ou doctrines meurtrières qui n'ont d'autres effets que d'altérer nos facultés de pensées, de sentir. Ce que je reçois dans ma course individuelle de monstre probabilité, je ne la possède pas pour autant, elle n'est mienne en aucune circonstance mais pourtant elle se fixe à moi pour l'éternité, comme une graine qui attend mousson. Alors jusqu'où puis je aller amasser de ces éclats de consciences, jusqu'où puis je aller en mon histoire pour ramener en surface consciente les bribes de mon ancienne apparence ?
chapeau :) to be or not...
bonne id�e!!!
tr�s joli site :) si seulement vous etiez un peu plus clair
tr�s joli site :) si seulement vous etiez un peu plus clair
tr�s joli site :) si seulement vous etiez un peu plus clair
tout le monde doit lire ca pour comprendre!!
Cela parait si simple et pourtant cela peut faire une grande difference entre un site agreable, sur lequel nous aimons bien naviguer, et... les autres...