Reconstitutions historiques
Même si les coutumes religieuses et sociales anciennes ne résonnent plus que très faiblement dans la population, nombreuses parmi elles font l’objet de reconstitutions empreintes de symbolisme destinées à perpétuer les gestes des rites anciens. Ainsi en est-il des reconstitutions historiques organisées durant le Heiva-i-Tahiti et qui retracent la naissance d’un fils de chef, le sacre ou le mariage d’un roi sur le marae Arahurahu à Pa’ea.

La marche sur le feu
La marche sur le four à ti, communément appelée marche sur le feu fait appel au mana. Elle fait partie de ces cérémonies anciennes qui étaient conduites par des initiés pour prévenir les périodes de disette. On préparait d’immenses fours dans lesquels on chauffait des pierres destinées à cuire à l’étouffée des tubercules tels que le ti, le tarua et le ‘ape. Si la préparation de ces aliments a quasiment disparu aujourd’hui, la cérémonie initiatique de marche sur les pierres a été conservée et se déroule surtout au moment du Heiva-i-Tahiti.

Les sports ma’ohi
Depuis une vingtaine d’années, les sports tahitiens sont de plus en plus prisés par les jeunes qui ont là une occasion de démontrer leur force et leur adresse. Le lancer de javelot, la course de porteur de fruits, le lever de pierre se déroulent durant le Heiva-i-Tahiti mais aussi lors des Journées des sports ma’ohi. Les courses de pirogues appelées va'a sont aussi l'occasion pour des dizaines d'équipages de démontrer leur capacité en vitesse et en endurance à évoluer sur la mer. Reine du Heiva-i-Tahiti en tant que sport, la course de va'a, qu'elle se déroule sur le lagon ou en haute mer est le témoignage le plus vivant et le plus spectaculaire par le nombre de pirogues engagées du lien immémorial qui unit le Polynésien à la mer.

Le ‘orero
Chargés autrefois de réciter les paroles appropriées aux assemblées cérémonielles traditionnelles, les 'orero étaient les livres vivants de tout ce que la société pouvait contenir de savoirs dans des domaines aussi variés que les généalogies, l'histoire, la religion, les chants sacrés... Ce savoir était basé sur une connaissance approfondie de la nature, de la faune et du mouvement des astres et était transmis à l'enfant de deux manières : l'une consistait à tatouer (tatou) le savoir chez le jeune afin qu'il ne l'oublie pas, l'autre consistait à le remplir (tito) comme on remplit un objet que l'on a façonné mais qui est vide.

Le tatouage
Depuis vingt-cinq ans, le tatouage connaît un renouveau et exerce un réel attrait auprès d’un nombre croissant de Polynésiens par la possibilité qu’il offre à chacun d’inscrire dans sa chair les signes de sa différence.

Les médecines traditionnelles
Les médecines traditionnelles - appelées en Polynésie ra'au tahiti - bien que tolérées, occupent une place importante dans la société. Elles se partagent entre deux corps de spécialistes : les tahu’a ra'au qui s’occupent de maladies qui ont pour origine un dérèglement, une altération, un trouble fonctionnel ou organique ; et les masseurs, les feia taurumi qui détiennent l’art de guérir par le massage. Les thérapies préconisées sont en grande partie préparées à partir des plantes.