L'écriturien

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Publications culturelles

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 13 novembre 2008

Le catalogue de l'exposition Mana

couv._mana_copy.jpg Pour la deuxième année consécutive, le Musée de Tahiti et des Îles a eu le privilège d’accueillir les œuvres d’un collectif de 50 artistes originaires ou non de Polynésie, vivants et travaillants temporairement ou totalement en terre polynésienne. Une multitude de regards qui fait à la fois la force et l’unité de l’exposition dédiée à l’art contemporain, brûlant au passage les oripeaux d’un quelconque ethnocentrisme qu’il soit d’ici ou d’ailleurs. Seule concession faite à la liberté de créer et à l’expression de sa vision : Accepter de se rencontrer sur un thème qui puise dans le substrat culturel et spirituel ma’ohi, mais qui n’est jamais totalement étranger à chaque artiste, quelle que soit son origine culturelle et géographique. En témoignent les thèmes du tapu en 2006 et du mana cette fois-ci qui ont permis à chaque artiste d’exprimer les différences et les particularismes de sa personnalité, mais aussi de contribuer à enrichir celle des autres et d’accroître notre sensibilité individuelle et collective au divers.

Depuis quelques années, au gré des expositions consacrées à l’art contemporain, un dialogue transculturel s’est instauré dans les oeuvres et dans les consciences. Silencieux ou bruyant, coloré ou sombre, mouvant ou pétrifié, ce dialogue des matières et des esprits n’en est pas moins constamment animé de l’esprit de cette générosité qui consiste à donner ses œuvres au présent afin que l’avenir puisse à son tour nous exprimer toute sa gratitude. Car si le but de ces expositions organisées au Musée de Tahiti et des Îles n’est pas de susciter un débat sur l’état de la culture ma’ohi, elles peuvent néanmoins y contribuer. À contrario, l’art étant souvent le reflet ou l’expression d’autant de quêtes qu’il y a d’artistes, c’est le débat permanent sur les cultures qui suggère de solliciter les artistes pour apporter un éclairage aussi sensible que détaché à la façon de combattre les idées reçues et les préjugés, ces démons qui nous déforment la réalité et altèrent l’imagination, stigmatisent le dogmatisme, distillent l’égoïsme et la suffisance dans nos cœurs.

Mes propos paraîtront à plus d’un totalement utopistes : en quoi les artistes pourraient-ils repousser les bornes de notre conscience pour permettre à notre humanité de rendre le meilleur d’elle-même? À chacun justement d’interroger sa conscience et il y trouvera sa réponse. Que la Trans Pacific Express ait réussi à fédérer autant d’artistes autour de ce rendez-vous thématique dorénavant annuel est déjà une petite révolution culturelle et une victoire insensée remportée sur le cloisonnement de l’art contemporain à l’intérieur de notre fenua. D’autres reconquêtes viendront certainement avec le temps. En attendant, je ne peux que vous inviter à « voir » avec votre corps tout entier les œuvres réunies dans cet ouvrage légué à la postérité.

Mana sera bientôt disponible chez les libraires de Tahiti.

Jean-Marc Pambrun

vendredi 31 août 2007

Le numéro 1 du magazine d'informations culturelles "Hiro'a" est sorti

(Tahitipresse - 30/08/2007 à 12:14) - Le premier numéro du magazine d'informations culturelles Hiro'a est disponible depuis jeudi matin. Edité par l'ensemble des établissements culturels, réunis sous la tutelle du ministère de la Culture et de l'Artisanat, Hiro'a s'est fixé pour objectif de mieux communiquer sur les activités culturelles du Pays. Tiré à 10 000 exemplaires, Hiro'a est imprimé sur du papier recyclé.
Hiro_a.couv.n_1.jpg

Il est possible de télécharger ce premier numéro de Hiro'a au format PDF en se rendant sur l'excellent site de l'Institut de la communication audiovisuelle I.C.A.

Lire la suite...