L'écriturien

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Legitime Defense

Il s'agit de reagir au traitement qu'on fait de la litterature polynesienne et de leurs auteurs, quelles que soient leurs attaches politiques. J'encourage vivement la liberte d'expression, d'opinion et le dialogue, dans la mesure ou les arguments demeurent respectueux et sont verifiables et justifies. Il s'agit, ici, de la litterature et de ses litterateurs. Inevitablement je m'exprimerai de facon subjective, puisque la litterature polynesienne est mon atoll, puisque je suis une emotive de l'ecriture. Je vous invite a la discussion de nos petites querelles de lecteurs...

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vendredi 28 septembre 2007

Vivre libre



Un poème de Stéphanie Ariirau



Vivre libre
Vivre libre, vivre dans l’émoi,
Vivre libre, pourrir sans toi,
Le monde soudain exalte puanteur et désarroi,
Vivre libre, s’expulser comme une larme
Ton malheur m’arrache des armes.
Je suis libre.

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vendredi 11 août 2006

Varua Tupu, l'esprit tronqué de la littérature polynésienne

Manoa-Varua_Tupu.jpgManoa, la revue éditée par l'université de Hawaii, consacre son numéro de l'hiver 2005, intitulé Varua Tupu aux écrivains de Polynésie française. On aurait pu s'en féliciter largement si la littérature polynésienne avait été parfaitement représentée. Or, il est vrai que plusieurs auteurs sont absents (Charles Manu-Tahi, Marie-Claude Tessier-Landgraf, Stephanie Ariirau, Jimmy Ly, ou moi-même). Je ne sais pas pour les autres, mais en ce qui me concerne, ce n'est pas faute d'avoir répondu à l'appel de textes de la revue, en lui adressant dès avril 2005 un article consacré au Taui. À quoi est dû cet oubli regrettable? Je n'en sais rien, toujours est-il que mon article et les références d'auteur demandées ne figurent pas dans cette dernière livraison. Stephanie Ariirau, auteur polynésien de deux romans, a tenu à réagir à cet oubli par des propos qui pourront sans doute paraître abrupts pour certains, mais dont j'ai accepté de publier des extraits sur mon blog au nom du simple droit à la liberté d'expression et au droit à la critique.

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jeudi 19 mai 2005

Lettre à un ecrivain de mon pays natal...

Article publié dans le Toere du 21 au 27 mai 2005 - toereami@mail.pf

...mais aussi à tous les autres.

Cher Jean-Marc Tera'ituatini,

Tu es le seul écrivain polynésien ayant reçu un prix fiction en métropole. Personnellement, que tu sois « sans le sou » m’indiffère : quand je lis ta pièce Les Parfums du Silence, ce ne sont pas les chiffres de ton compte en banque qui influeront ma perception critique de l’ouvrage. Si cela peut te consoler : Diderot lui non plus n’était pas très riche, mais il écrivait comme un damné, un passionné de l’écriture. Pas plus tard qu’hier, je discutais avec Michel Beaujour, auteur de Miroirs d’encre; il a commencé à m’écouter sérieusement quand je lui ai dit que tu avais obtenu le prix fiction 2004 du festival de la littérature à Ouessant. Je lui ai parlé du Sale Petit Prince, La Nuit des Bouches Bleues… mais ce qui l’intéressait, c’était Les Parfums du Silence… sans doute grâce à ce prix littéraire que tu as gagné et mérité. Michel Beaujour, pour ceux qui ne le savent pas, est une grande figure de la littérature de l’Hexagone, qui a fréquenté Duras, Nathalie Sarraute, Derrida, et bien d’autres. Son Miroirs d’encre est un véritable délice auquel on se réfère comme on se réfèrerait aux Confessions d’Augustin.

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