Si la biographie d'un écrivain souligne, selon le biographe qui s'y emploie, les aspects – le plus souvent arbitraires – du personnage, le curriculum vitae – aussi barbant soit-il – donne des points de repères chronologiques plus tangibles à son parcours, et permet ainsi de réduire la version fatalement plus psychologisante de la biographie au profit de la prise en compte d'une historicité plus objective.
Biographie
vendredi 21 septembre 2007
Mes voies... mes vies
Par Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun le vendredi 21 septembre 2007, 16:43
mardi 14 août 2007
À ma mère... Jean-Marc Pambrun
Par Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun le mardi 14 août 2007, 12:27
Le texte qui suit est la transcription d'une interview accordée à Catherine
Jajolet qui souhaitait recueillir le témoignage d'écrivains polynésiens -
Louise Peltzer et moi-même en l'occurence - sur leur mère à l'occasion de la
fête des mères 2007. Ce texte a été encarté dans le dernier ouvrage de Marcel
Bislaux et Catherine Jajolet, À ma mère, 50 écrivains parlent de leur
mère, paru en 2006 chez Horay. En relisant mon récit après sa sortie en
librarie, j'ai noté quelques inexactitudes que j'ai faire apparaître entre
parenthèses. Pour le reste, seule ma mère sera à même d'apprécier, voire de
découvrir la pertinence ou l'indélicatesse de mes souvenirs et de mes ressentis
forcément subjectifs, parce que saisis à différentes étapes sensibles de mon
enfance, de mon adolescence et de ma vie d'adulte.
mercredi 5 janvier 2005
Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun
Par Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun le mercredi 5 janvier 2005, 22:22

Avec un père engagé dans le renouveau culturel polynésien des années soixante et une mère férue de civilisations anciennes, on ne pouvait attendre moins de Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun qu’une rapide et durable prise de conscience politique et culturelle.
Si c’est à Paris, alors qu’il est étudiant en ethnologie (1975-1979), que se fait jour cette conscientisation, on peut affirmer qu’un bon quart de siècle plus tard, il est devenu à la fois un homo politikos, dans le sens grec de l’engagement permanent par ses actes, et un des intellectuels polynésiens les plus controversés de sa génération. Et ce, en raison de ses idées d’inspiration marxiste sur les effets du colonialisme en Polynésie française qui commencèrent de poindre en côtoyant le sociologue Saül Karsz, dont il fut l’élève et l’ami, mais aussi en raison de ses conceptions libertaires en faveur de la rénovation de la société polynésienne. Très tôt, il apprendra donc à jongler avec les mots et leur sens, ce qui lui conférera un statut d’auteur créatif et dérangeant.