L'écriturien

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Articles culturels

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vendredi 26 septembre 2008

MYTHES ET REALITES DE LA LITTERATURE POLYNESIENNE

Ce texte a été donné le 12 septembre 2008 lors de l'atelier universitaire intitulé "Réception des œuvres et regards vers le futur" organisé dans le cadre du Carrefour international des littératures autochtones francophones qui s'est déroulé du 9 au 14 septembre 2008 à Wendake (Québec). Ce carrefour a été l'occasion aussi pour moi et d'autres auteurs venus de Polynésie, de Kanaky, du Maroc et du Canada bien sûr de dire quelques textes au cours de soirées de lectures magiques et merveilleuses. A découvrir sur le site de youtube : Extrait CILAF. JMP_CILAF_copy.jpg

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jeudi 3 juillet 2008

L’ESPRIT DE L'AMEÇON DE TÂFA'I

Ce texte a été donné le 18 juin 2008 à l’occasion du symposium organisé au musée du Quai Branly à Paris les 17 et 18 juin 2008 autour du thème Exhibiting Polynesia : past, present and future. Je suis certain qu'il suscitera nombre de questions quant à à la justesse des informations historiques et à la cohérence de la démonstration. Mais encore une fois, nous sommes parfois bien obligés de faire l'économie de la rigueur scientifique que le regard occidental s'obstine à exiger si nous voulons partager et confronter nos points de vue sur la vision qui nous anime, à moins de nous taire à jamais par peur d'être critiqué. Ceux qui sont animés de cette soif de rassembler les énergies polynésiennes en vue de rattacher ce qui fut séparé sauront lire dans ou entre les lignes qui suivent le sentiment qui m'a animé à cette occasion et l'intention profonde qui est la mienne : retrouvrer les racines communes aux nations polynésiennes pour relier toutes les îles du grand triangle polynésien.

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vendredi 29 février 2008

Parce que la terre conserve notre mémoire...

La dernière livrée de Littérama'ohi – N° 14 / décembre 2007 – vient de paraître. Un numéro, cette fois-ci consacré au "Patrimoine en danger", d'une belle richesse avec des contributions intéressantes d'une pléïade d'auteurs que je vous invite à découvrir au plus tôt. Le numéro sera mis en vente au prix de 2000 Fcfp. À l'occasion de sa sortie, on entendra les voix de plusieurs auteurs dire leurs textes sur RFO Radio durant la semaine du 1er au 7 mars, et Littérama'ohi organisera une journée de lecture publique au Lycée de Papara le vendredi 7 mars. Au programme : lectures, échanges ave le public et les lycéens. Pour ma part, j'ai souhaité vous faire découvrir en avant-première ma contribution à cette question fondamentale "Notre patrimoine est-il en danger?"


PARCE QUE LA TERRE CONSERVE NOTRE MÉMOIRE…


Une fois n’est pas coutume, je ne chanterai pas nos légendes en vers, je ne déclinerai pas nos usages et nos coutumes en conte spirituel et je ne tremperai pas ma plume narrative dans les confluents de notre histoire. Pourtant j’ai toujours pensé que Littérama’ohi se devait d’accueillir dans ses cahiers les plus belles feuilles de notre littérature. Et c’est sans doute pour cette raison que je n’y écris pas souvent. La littérature est faite d’exigences, de celles en tout cas que les écrivains veulent bien se donner. Et celle que je m’impose à moi-même est particulièrement intransigeante. Mais ceci est une autre histoire et en cet instant, l’écrivain se voit contraint de céder la place à l’homo politikos qui entretient son engagement, même si au fond c’est l’écoute des enseignements et des préceptes de la Tradition qui donne une raison d’être et d’agir à l’un comme à l’autre.

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mercredi 21 juin 2006

“Au nom de l’enfant...”

De vous voir ici tous réunis, je ne sais s'il faut laisser son esprit se réjouir ou au contraire préparer son corps à des lendemains douloureux. En effet, chaque réunion à laquelle j'ai le privilège d'être convié pour vous faire partager le peu de savoir que j'ai créé entre-temps ne fait qu'augmenter, à la fois mon intense détermination à prendre la main que vous tendez et ma fureur calme de constater que les années passent, que les enfants que nous étions ont grandi - ce qui somme toute est bien naturel - mais que ceux qui ont en charge nos destinées ont fait la sourde oreille à nos appels (1).
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mardi 3 mai 2005

Quai Branly : le musée des frères Jacques

Article publié dans le Toere du 7 au 13 mai 2005 - toereami@mail.pf

Honte à ces gouvernants qui ne respectent rien !
Jean Rouch, président honoraire de la Cinémathèque française, Appel du 23 février 2003

Lors de sa récente visite à Paris, Tauhiti Nena est parvenu à un accord de principe de coopération avec le Musée du quai Branly, afin d’une part de permettre la rénovation du Musée de Tahiti et des îles et d’autre part d’assurer la promotion de la Polynésie en Europe. Si le premier point me paraît s’inscrire dans la continuité des opérations antérieures menées avec la Direction des musées de France, le second m’intrigue dans la mesure où je me demande si nous ne faisons pas ainsi le jeu personnel de Jacques Chirac. En France, personne n’ignore en effet qu’il est à l’origine de la création de ce musée très contesté à cause de ses objectifs ambigus.

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mercredi 27 avril 2005

Contribution à une politique de la santé traditionnelle

Article publié dans le Toere du 28 avril au 6 mai 2005 - toereami@mail.pf

Les peuples autochtones ont droit à leurs pharmacopées et pratiques médicales traditionnelles, y compris le droit à la protection des plantes médicinales, des animaux et des minéraux d'intérêt vital. (Article 24 du projet de déclaration des droits des peuples autochtones)

À présent qu’un vent de libéralisation semble souffler sur la santé traditionnelle dans notre pays, il m’a paru utile de rappeler une série de propositions faites au temps où l’association des masseurs polynésiens Ta’atira’a taurumi - ra’au ma’ohi tentait de faire reconnaître son droit à l’exercice des médecines traditionnelles. Le 5 décembre 1993, cette association, représentée par Mama Puara’i et Vaihere Bordes, était invitée à la « Maori health conference » à Otiria marae en Nouvelle-Zélande. À cette occasion, l’association a donné une conférence intitulée « La santé est entre nos mains » et dont j’ai résumé ici l’essentiel de la teneur, moyennant quelques actualisations de mon cru.

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lundi 18 avril 2005

De l’illettrisme en langue polynésienne (1)

Le débat sur le reo maòhi emprunte deux pistes : celle de la linguistique, où la langue, son bon usage et son enseignement font l’objet d’échanges réguliers entre académiciens, linguistiques et spécialistes de l’éducation; celle politico-juridique, où se déroulent d’âpres joutes pour gagner la reconnaissance officielle des langues polynésiennes. Le sujet de cet article n’est pas d’aborder ces thèmes, mais d’ouvrir une troisième voie d’ordre plus sociologique sur un objet précis : celui de l’illettrisme en langue polynésienne.

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De l'illettrisme en langue polynésienne (2)

Avant d’aller plus loin, il est nécessaire de suggérer une mise en garde : lorsqu’on parle d’illettrisme, il faut se défier autant de l’outrance que la complaisance. Il faut repousser la tentation du catastrophisme ou du romantisme qui ferait passer les Polynésiens pour une société en voie de créer un pidgin américano-franco-tahitien. La seule réalité tangible, sans pour autant faire l’objet d’inquiétudes excessives de la part des spécialistes de la langue, est celle du mélange de français et du tahitien dans le discours, notamment chez les jeunes.

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mercredi 6 avril 2005

Paroles tragiques de l'écrivain ma'ohi

Cet article a été publié dans le Dixit de la Polynésie en 2001. Danss un contexte trouble d'émergence de la littérature polynésienne de ce début de siècle, ce qui explique que certains passages pourront paraître aux connaisseurs lègèrement anachroniques et sans doute même excessifs. En effet, depuis l'apparition de nouveaux auteurs comme Titaua Peu (Mutismes, Éditions Haere po, 2003), la tenue de trois salons du livre consécutifs à Papeete et l'activité de l'association des écrivains polynésiens présidée par Flora Devatine, la situation a quelque peu évolué. Est-ce-à dire qu'il faut s'en contenter et se dire que tout va bien dans le meilleur des mondes de la littérature polynésienne? Certainement pas : les écrivains polynésiens sont loin d'avoir toute la reconnaissance à laquelle ils devraient avoir droit pour la contribution majeure qu'ils apportent à la conscience polynésienne et sont tout aussi loin de pouvoir vivre de leur activité. Compte tenu de cet avertissement, il restera au lecteur de se faire sa propre opinion sur l'écrit que je livre ici.

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mardi 29 mars 2005

La culture m’aohi entre tradition et création

Article publié dans le Toere du 24 au 31 mars 2005 - toereami@mail.pf

Un lecteur de Toere m’a demandé si une politique trop axée sur la création artistique ne provoquera pas, à terme, une rupture avec une tradition qui relève plus de l’artisanat que de l’Art. Il justifiait cette interrogation en faisant remarquer que l’Art fait appel à un regard différent, où la tradition n’est plus correcte ni suffisante pour satisfaire aux nouveaux modèles esthétiques issus de la culture occidentale, qu’elle soit de masse ou élitiste. En d’autres termes, en privilégiant la création à la tradition, ne risque-t-on pas de banaliser la culture ma’ohi et d’en faire un produit jetable ou réservé à une poignée de privilégiés ?

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