L'écriturien

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Articles culturels

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dimanche 22 août 2010

ABOUT SPIRITS, ABOUT WORKS AND ABOUT MEN

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From 9 to 11 August 2010 was held in Rarotonga in the tenth International Congress of the Pacific Arts Association, whose theme was "Pacific Art in the 21st century: Museums, New Global Communities and Future Trends". Alongside Michelle Hippolite, Acting Chief Executive of the Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa in charge of opening speech in English, I was invited as a referent French to pronounce my introductory speech in French. To understand the 150 delegates mostly English, an English translation has been given. Several listeners asked me to communicate this text, I decided to put online

Du 9 au 11 août 2010 s'est tenu à Rarotonga le Xe congrès international de la Pacific Arts Association dont le thème portait sur "Pacific Art in the 21st century : Museums, New Global Communities and Future Trends". Aux côtés de Michelle Hippolite, acting Chief Executive of Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa chargée du discours d'ouverture en langue anglaise, j'ai été invité, en tant que référent francophone à prononcer mon discours d'introduction en langue française. Pour la bonne compréhension des 150 congressistes en majorité anglophone, une traduction anglaise en a été donnée. Plusieurs des auditeurs m'ayant demandé de leur communiquer ce texte, j'ai décidé de le mettre en ligne.

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ABOUT SPIRITS, ABOUT WORKS AND ABOUT MEN
(La version en langue française est disponible sur le lien : Des esprits, des oeuvres et des hommes

When our friend Michael Gunn invited me to deliver this introductory speech, he explained me that I had been chosen, along with my other colleague speakers, because of our commitment to Culture. This assessment disconcerted me. Not because it is false, but because of it, I once again asked myself what drives some of us to dedicate our lives to the development of arts and culture of the society in which we decided to live, so much that we could be taken for sweet dreamers, utopians out of real time or, at worst, activists defenders of lost causes by the eyes of the Establishment.

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DES ESPRITS, DES ŒUVRES ET DES HOMMES

Du 9 au 11 août 2010 s'est tenu à Rarotonga le Xe congrès international de la Pacific Arts Association dont le thème portait sur "Pacific Art in the 21st century : Museums, New Global Communities and Future Trends". Aux côtés de Michelle Hippolite, acting Chief Executive of Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa chargée du discours d'ouverture en langue anglaise, j'ai été invité, en tant que référent francophone à prononcer mon discours d'introduction en langue française. Pour la bonne compréhension des 150 congressistes en majorité anglophone, une traduction anglaise en a été donnée. Plusieurs des auditeurs m'ayant demandé de leur communiquer ce texte, j'ai décidé de le mettre en ligne.

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vendredi 24 avril 2009

Des dieux, des plantes et des constellations

Couverture Catalogue Mangareva

Dans la plupart des sociétés polynésiennes, notamment à Tahiti, en Nouvelle-Zélande et à Hawaii, certaines divinités étaient liées à la fois à la fertilité et à la guerre : ‘Oro à Tahiti, Tu chez les Maoris, Ku à Hawaii, considéré comme le dieu des chefs et des armées. D’une façon générale, on s’accorde à penser que les divinités guerrières ont fini par supplanter les figures traditionnellement consacrées aux rituels de fertilité et aux cérémonies guerrières. Sauf à Mangareva, et à Tonga, où le rituel est resté centré sur le traitement de la productivité et du pourvoi des récoltes. Ainsi en est-il de Tu qui, contrairement à Hawaii et en Nouvelle- Zélande, fut le premier dieu chargé exclusivement de la fertilité. D’autres divinités mangaréviennes, dont notamment Rongo et Rao, étaient vouées au culte des plantes, dont certaines, comme le curcuma (Curcuma longa),

CurcumaCurcuma, rega, Curcuma longa.

communément appelé safran des Indes ou turmeric en anglais, leur sont communes. Rongo était le dieu de la brume et de la pluie, protecteur des récoltes, tout comme en Nouvelle-Zélande ou à Hawaï. Rao, quant à lui, était plus particulièrement dédié au culte du curcuma. Ces divinités étaient représentées métaphoriquement par trois types de statuette que l’on exhibait lors de cérémonies particulières et selon des rites précis.

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vendredi 26 septembre 2008

MYTHES ET REALITES DE LA LITTERATURE POLYNESIENNE

Ce texte a été donné le 12 septembre 2008 lors de l'atelier universitaire intitulé "Réception des œuvres et regards vers le futur" organisé dans le cadre du Carrefour international des littératures autochtones francophones qui s'est déroulé du 9 au 14 septembre 2008 à Wendake (Québec). Ce carrefour a été l'occasion aussi pour moi et d'autres auteurs venus de Polynésie, de Kanaky, du Maroc et du Canada bien sûr de dire quelques textes au cours de soirées de lectures magiques et merveilleuses. A découvrir sur le site de youtube : Extrait CILAF. JMP_CILAF_copy.jpg

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jeudi 3 juillet 2008

L’ESPRIT DE L'AMEÇON DE TÂFA'I

Ce texte a été donné le 18 juin 2008 à l’occasion du symposium organisé au musée du Quai Branly à Paris les 17 et 18 juin 2008 autour du thème Exhibiting Polynesia : past, present and future. Je suis certain qu'il suscitera nombre de questions quant à à la justesse des informations historiques et à la cohérence de la démonstration. Mais encore une fois, nous sommes parfois bien obligés de faire l'économie de la rigueur scientifique que le regard occidental s'obstine à exiger si nous voulons partager et confronter nos points de vue sur la vision qui nous anime, à moins de nous taire à jamais par peur d'être critiqué. Ceux qui sont animés de cette soif de rassembler les énergies polynésiennes en vue de rattacher ce qui fut séparé sauront lire dans ou entre les lignes qui suivent le sentiment qui m'a animé à cette occasion et l'intention profonde qui est la mienne : retrouvrer les racines communes aux nations polynésiennes pour relier toutes les îles du grand triangle polynésien.

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vendredi 29 février 2008

Parce que la terre conserve notre mémoire...

La dernière livrée de Littérama'ohi – N° 14 / décembre 2007 – vient de paraître. Un numéro, cette fois-ci consacré au "Patrimoine en danger", d'une belle richesse avec des contributions intéressantes d'une pléïade d'auteurs que je vous invite à découvrir au plus tôt. Le numéro sera mis en vente au prix de 2000 Fcfp. À l'occasion de sa sortie, on entendra les voix de plusieurs auteurs dire leurs textes sur RFO Radio durant la semaine du 1er au 7 mars, et Littérama'ohi organisera une journée de lecture publique au Lycée de Papara le vendredi 7 mars. Au programme : lectures, échanges ave le public et les lycéens. Pour ma part, j'ai souhaité vous faire découvrir en avant-première ma contribution à cette question fondamentale "Notre patrimoine est-il en danger?"


PARCE QUE LA TERRE CONSERVE NOTRE MÉMOIRE…


Une fois n’est pas coutume, je ne chanterai pas nos légendes en vers, je ne déclinerai pas nos usages et nos coutumes en conte spirituel et je ne tremperai pas ma plume narrative dans les confluents de notre histoire. Pourtant j’ai toujours pensé que Littérama’ohi se devait d’accueillir dans ses cahiers les plus belles feuilles de notre littérature. Et c’est sans doute pour cette raison que je n’y écris pas souvent. La littérature est faite d’exigences, de celles en tout cas que les écrivains veulent bien se donner. Et celle que je m’impose à moi-même est particulièrement intransigeante. Mais ceci est une autre histoire et en cet instant, l’écrivain se voit contraint de céder la place à l’homo politikos qui entretient son engagement, même si au fond c’est l’écoute des enseignements et des préceptes de la Tradition qui donne une raison d’être et d’agir à l’un comme à l’autre.

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mercredi 21 juin 2006

“Au nom de l’enfant...”

De vous voir ici tous réunis, je ne sais s'il faut laisser son esprit se réjouir ou au contraire préparer son corps à des lendemains douloureux. En effet, chaque réunion à laquelle j'ai le privilège d'être convié pour vous faire partager le peu de savoir que j'ai créé entre-temps ne fait qu'augmenter, à la fois mon intense détermination à prendre la main que vous tendez et ma fureur calme de constater que les années passent, que les enfants que nous étions ont grandi - ce qui somme toute est bien naturel - mais que ceux qui ont en charge nos destinées ont fait la sourde oreille à nos appels (1).
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mardi 3 mai 2005

Quai Branly : le musée des frères Jacques

Article publié dans le Toere du 7 au 13 mai 2005 - toereami@mail.pf

Honte à ces gouvernants qui ne respectent rien !
Jean Rouch, président honoraire de la Cinémathèque française, Appel du 23 février 2003

Lors de sa récente visite à Paris, Tauhiti Nena est parvenu à un accord de principe de coopération avec le Musée du quai Branly, afin d’une part de permettre la rénovation du Musée de Tahiti et des îles et d’autre part d’assurer la promotion de la Polynésie en Europe. Si le premier point me paraît s’inscrire dans la continuité des opérations antérieures menées avec la Direction des musées de France, le second m’intrigue dans la mesure où je me demande si nous ne faisons pas ainsi le jeu personnel de Jacques Chirac. En France, personne n’ignore en effet qu’il est à l’origine de la création de ce musée très contesté à cause de ses objectifs ambigus.

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mercredi 27 avril 2005

Contribution à une politique de la santé traditionnelle

Article publié dans le Toere du 28 avril au 6 mai 2005 - toereami@mail.pf

Les peuples autochtones ont droit à leurs pharmacopées et pratiques médicales traditionnelles, y compris le droit à la protection des plantes médicinales, des animaux et des minéraux d'intérêt vital. (Article 24 du projet de déclaration des droits des peuples autochtones)

À présent qu’un vent de libéralisation semble souffler sur la santé traditionnelle dans notre pays, il m’a paru utile de rappeler une série de propositions faites au temps où l’association des masseurs polynésiens Ta’atira’a taurumi - ra’au ma’ohi tentait de faire reconnaître son droit à l’exercice des médecines traditionnelles. Le 5 décembre 1993, cette association, représentée par Mama Puara’i et Vaihere Bordes, était invitée à la « Maori health conference » à Otiria marae en Nouvelle-Zélande. À cette occasion, l’association a donné une conférence intitulée « La santé est entre nos mains » et dont j’ai résumé ici l’essentiel de la teneur, moyennant quelques actualisations de mon cru.

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lundi 18 avril 2005

De l’illettrisme en langue polynésienne (1)

Le débat sur le reo maòhi emprunte deux pistes : celle de la linguistique, où la langue, son bon usage et son enseignement font l’objet d’échanges réguliers entre académiciens, linguistiques et spécialistes de l’éducation; celle politico-juridique, où se déroulent d’âpres joutes pour gagner la reconnaissance officielle des langues polynésiennes. Le sujet de cet article n’est pas d’aborder ces thèmes, mais d’ouvrir une troisième voie d’ordre plus sociologique sur un objet précis : celui de l’illettrisme en langue polynésienne.

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