L'écriturien

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mercredi 30 juillet 2008

"Mon pays est né de Dieu"

Mon pays est né de Dieu, ce n’est pourtant pas le paradis

Le duvet du Roi des Cieux, y compresse toutes les envies

La pluie farine sur le bitume, peaux d’oranges et mangues vertes

Tous les espoirs de gloire s’embrument, enfants, palpez du rêve à perte.


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jeudi 3 juillet 2008

L’ESPRIT DE L'AMEÇON DE TÂFA'I

Ce texte a été donné le 18 juin 2008 à l’occasion du symposium organisé au musée du Quai Branly à Paris les 17 et 18 juin 2008 autour du thème Exhibiting Polynesia : past, present and future. Je suis certain qu'il suscitera nombre de questions quant à à la justesse des informations historiques et à la cohérence de la démonstration. Mais encore une fois, nous sommes parfois bien obligés de faire l'économie de la rigueur scientifique que le regard occidental s'obstine à exiger si nous voulons partager et confronter nos points de vue sur la vision qui nous anime, à moins de nous taire à jamais par peur d'être critiqué. Ceux qui sont animés de cette soif de rassembler les énergies polynésiennes en vue de rattacher ce qui fut séparé sauront lire dans ou entre les lignes qui suivent le sentiment qui m'a animé à cette occasion et l'intention profonde qui est la mienne : retrouvrer les racines communes aux nations polynésiennes pour relier toutes les îles du grand triangle polynésien.

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mardi 27 mai 2008

Sur les traces du pupu...



SUR LES TRACES DU PUPU A L'ÉPOQUE PRÉ-EUROPÉENNE, Bulletin de la Société des Etudes océaniennes N°312, Avril 2008, pp 63-79.

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EXTRAIT

Position du problème

Le pupu qui peut se traduire au plan générique par groupe constitue à mon sens le fondement de la vie sociale traditionnelle polynésienne. Cette idée que j'ai déjà affirmée par ailleurs (Pambrun, 1987, p.41) peut paraître exagérée faute d'arguments irréfutables. Il est vrai qu'elle découle beaucoup plus de l'intuition et de la représentation que de l'expérimentation scientifique. Nous conviendrons donc de la considérer en tant qu'hypothèse générale dans le cadre de ce travail dont les éléments tendront soit à la confirmer, soit à l'infirmer, soit encore à la rectifier.

Paradoxalement, malgré les multiples observations faites sur l'existence du pupu dans les domaines les plus divers de l'activité humaine polynésienne contemporaine, celui-ci n'a jamais été pris comme objet de recherche anthropologique. Pourtant, et bien que peu d'auteurs l'aient jusqu'à aujourd'hui brièvement exposé, commenté, sinon à peine évoqué, chacun d'entre eux a reconnu que le pupu devait constituer l'une des formes traditionnelles de regroupement des populations polynésiennes fondée sur l’entraide. Mention particulière doit néanmoins être faite des travaux de C. Robineau (1984, 1985) qui a développé plus largement et sous des aspects divers le fonctionnement du pupu. Bien que chacun s'accorde à reconnaître, que le pupu correspond à une forme de coopération et d'entraide (Ottino, 1965, pp.39-40 ; Bitard, 1966, p.1 ; Desroches, 1966, pp.73-74 ; Panoff, 1970, pp.91-92 ; Ringon, 1970 (a), p.79 / 1970 (b), p.199), il reste néanmoins difficile, d'une part d'affirmer que le pupu constitue le cadre des regroupements les plus divers des Polynésiens, d'autre part de savoir « quelles étaient la structure, l'inspiration et la finalité premières de cette forme d'entraide spontanée. » (Pambrun, 1983 p.1314). A travers mon exposé, je voudrais apporter des éléments de réponse à ces deux problèmes pour deux raisons principales. Certains ont vu dans le pupu un « tremplin au développement » en tant que forme pré-coopérative (Desroches, 1966, pp.74-75). Ensuite, je pense pour ma part qu'à l'occasion de certains évènements nécessitant la constitution de pupu, une bonne partie des relations sociales, économiques et symboliques étaient réglées, voire déterminées par, ou au sein du regroupement lui-même. En effet, il n'est pas possible d'accepter le dynamisme et la permanence du pupu même dans ses formes les plus contemporaines, sans que quelque part celui-ci ne joue pas un rôle déterminant dans la vie sociale polynésienne, et par extension dans son organisation. Il apparaît donc urgent de commencer, sinon de poursuivre à la suite des travaux de C. Robineau, une étude approfondie de cette notion afin de fournir, tant à l'ethnologie qu'à l'économie du développement, des éléments et des éclairages nouveaux qui leur permettent de mieux saisir les comportements associatifs et coopératifs actuels et les formes de regroupements les mieux appropriées au développement économique et social de la Polynésie. Le texte qui suit présente de manière synthétique, l'ensemble des hypothèses et des développements que je me propose d'éprouver et d'étudier dans le cadre d'une approche du pupu à l'époque pré-européenne. Cet intitulé ne signifie pas pour autant que je prétende me référer à la littérature des premiers Européens pour tenter de cerner les origines du pupu. Cette absence ne devrait porter en fait aucun préjudice à l'analyse car celle-ci prend appui sur une méthodologie qui n'exige pas pour le moment une compilation exhaustive de la littérature des XVIIIè et XIXè siècles portant sur la Polynésie Française. En effet ma démarche s'organisera essentiellement autour de la recherche des constantes et des variables significatives concernant le pupu, à travers un état des travaux effectués en la matière. Le but ultime de cette analyse étant de proposer pour des recherches ultérieures un guide d'exploration plus sûr de la littérature ethnographique et le cas échéant de la mémoire orale de nos contemporains.


Jean-Marc Pambrun

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PENSER LA SPHERE DU POLITIQUE...

Dans un article paru en 2007 dans la Revue juridique polynésienne n° 13, Sylvie André analyse les oeuvres des écrivains polynésiens à la lumière comparative des littératures africaines et océaniennes. Si d'un côté, on peut se réjouir de voir que la littérature polynésienne laisse de moins indifférent les universitaires, de l'autre on peut s'interroger sur la pertinence des conclusions que l'auteure de cet article amène. J'ai été surpris par exemple de lire avec quelle facilité Sylvie André avait conclu que le héros de mon roman Le bambou noir et moi-même ne faisions qu'un alors que j'ai sans cesse insisté pour dire que mon roman pouvait ressembler à son auteur autant qu'un enfant à son père. Quoi qu'il en soit, en attendant une analyse aprofondie des thèses qui y sont avancées et qui ne saurait tarder, cet article est consultable sur le lien www.upf.pf et peut être téléchargé en PDF. Un défaut regrettable aussi à cet article : On ne sait pas qui a écrit quoi, car les références bibliographiques des citations empruntées aux auteurs polynésiens ne sont pas toujours signalées, comme en témoigne l'extrait que j'ai publie ci-après.

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lundi 21 avril 2008

Tahu’a, Tohunga, Kahuna (de Simone Grand)

Ce livre est une biopsie du pô : Un voyage dans le pô qui nous ouvre les yeux sur nous-mêmes (Polynésiens). Il se conclue sur deux faits divers qui nous mènent dans un cul-de-sac, (le dernier est difficile à suivre). L’objectif de l’auteur est de comparer le traitement de la médecine traditionnelle à la médecine officielle, mais comme l’indique le titre de l’ouvrage, cette étude comparative approche les façons dont les médecines traditionnelles sont considérées dans les autres zones pacifiques que la nôtre (Hawai’i, NZ,…) et même au-delà (Alaska).

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vendredi 29 février 2008

Parce que la terre conserve notre mémoire...

La dernière livrée de Littérama'ohi – N° 14 / décembre 2007 – vient de paraître. Un numéro, cette fois-ci consacré au "Patrimoine en danger", d'une belle richesse avec des contributions intéressantes d'une pléïade d'auteurs que je vous invite à découvrir au plus tôt. Le numéro sera mis en vente au prix de 2000 Fcfp. À l'occasion de sa sortie, on entendra les voix de plusieurs auteurs dire leurs textes sur RFO Radio durant la semaine du 1er au 7 mars, et Littérama'ohi organisera une journée de lecture publique au Lycée de Papara le vendredi 7 mars. Au programme : lectures, échanges ave le public et les lycéens. Pour ma part, j'ai souhaité vous faire découvrir en avant-première ma contribution à cette question fondamentale "Notre patrimoine est-il en danger?"


PARCE QUE LA TERRE CONSERVE NOTRE MÉMOIRE…


Une fois n’est pas coutume, je ne chanterai pas nos légendes en vers, je ne déclinerai pas nos usages et nos coutumes en conte spirituel et je ne tremperai pas ma plume narrative dans les confluents de notre histoire. Pourtant j’ai toujours pensé que Littérama’ohi se devait d’accueillir dans ses cahiers les plus belles feuilles de notre littérature. Et c’est sans doute pour cette raison que je n’y écris pas souvent. La littérature est faite d’exigences, de celles en tout cas que les écrivains veulent bien se donner. Et celle que je m’impose à moi-même est particulièrement intransigeante. Mais ceci est une autre histoire et en cet instant, l’écrivain se voit contraint de céder la place à l’homo politikos qui entretient son engagement, même si au fond c’est l’écoute des enseignements et des préceptes de la Tradition qui donne une raison d’être et d’agir à l’un comme à l’autre.

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mardi 26 février 2008

Salon du Livre de Paris 2008

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Du vendredi 14 au mercredi 19 mars se tiendra la 28ème édition du Salon du Salon du Livre de Paris avec Israël en invité d'honneur. Voir le site du Salon du livre de Paris

Pour la petite histoire polynésenne, hormis les éditeurs de Tahiti, à ma connaissance et en consultant le programme du salon, nous serons trois auteurs polynésiens à dédicacer nos ouvrages au cours de ce salon. Ci-dessous le planning de nos dédicaces:

BROTHERSON Moetai, Au Vent des îles, Le roi absent,
15/03 17h00
16/03 17h00
18/03 19h00

PAMBRUN Jean-Marc, Ibis Rouge Éditions, Huna, secrets de famille,
15/03 15h00
18/03 10h00

PAMBRUN Jean-Marc, Le Motu (Éditions), Francis Puara Cowan, le maître de la pirogue polynésienne
15/03 10h00

SPITZ Chantal, Au Vent des îles, L'ile des rêves écrasés,
15/03 16h00
16/03 16h00

Si j'en ai oublié, que l'on me pardonne et que l'on me les signale.

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vendredi 22 février 2008

Rencontre entre deux grands navigateurs

C'était le 16 février dernier au domicile de Francis Cowan à Pao Pao, les auteurs ont dédicacé leur livre à Olivier de Kersauzon. kersauzon_4.jpg

De gauche à droite : Olivier de Kersauzon, Francis Cowan, Jean-Marc Pambrun.

lundi 18 février 2008

Signature de Jean-Marc Pambrun à Ra'iatea

Ia orana, bonjour à tous,

Cowan.Rai'atea

Merci de noter que Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun sera à Raiatea cette fin de semaine. Il va dédicacer son livre sur Francis Cowan, Le maître de la Pirogue polynésienne, à la librairie ITS Multimédia (librairie de Tahina), ce samedi 23 février de 9 h à midi.

Ce livre retrace l'existence incroyable de Francis Cowan. Largement illustré de documents inédits pour la plupart, il permet aussi de découvrir l'épopée des grandes pirogues doubles polynésiennes au cours du XX° siècle.

Par ailleurs nous allons organiser une soirée de rencontre soit vendredi, soit samedi soir. Nous vous en informerons dans la semaine.

N'hésitez pas à diffuser cette information autour de vous par tous les moyens, voire à afficher l'image suivante sur votre lieu de travail.

A très bientôt, de bonnes lectures à chacun,

Stéphane Renard

srcontact@mail.pf

79 54 44

mardi 12 février 2008

À propos de la notion de Culture...

Il n'y a pas mot de terme générique pour traduire le mot culture dans la langue tahitienne (pour ne parler que de celle-ci), sauf quand il s'agit de parler d'aspects de la culture traditionnelle : peu tumu pour les coutumes, hiro'a tumu pour la spécificité, l'identité et par extension le patrimoine, parau tumu fenua pour l'ensemble des paroles originelles de la terre et par extension le patrimoine immatériel, ta'ere, le dieu de toutes les connaissances qui, par une extension créée par l'Académie tahitienne, signifie aussi l'ensemble des connaissances acquises par une personne, des structures sociales, religieuses, techniques acquises par un peuple (la culture en somme)... le Service de la culture et du patrimoine a été traduit par Te piha no te ta'ere et te hiro'a tumu. Si en tahitien, on sait précisément ou à peu près de quoi on parle quand on aborde un champ de la culture, en français c'est pas plus évident. Le petit aperçu conceptuel présenté ci-après sous l'angle de l'anthropologie est destiné à clarifier notre compréhension de ce que peut recouvrir la notion de culture et pourquoi pas à mieux appréhender les choix que nous pourrions faire chez nous dans ce domaine.

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